Cours de Première ST2S sur les suites arithmétiques et géométriques : raison, terme général, sens de variation et modélisation en santé-social, avec exercices corrigés.
8 exercices corrigés · Première ST2S - programme commun technologique 2026 (BO 2 avril 2026) · Mis à jour en juin 2026
En santé-social, les suites servent surtout à modéliser une évolution dans le temps : l’effectif d’une population, le nombre de cas d’une maladie, la dose totale reçue par un patient au fil des prises, le nombre de places dans des structures d’accueil. Deux modèles reviennent sans arrêt : soit on ajoute toujours la même chose (arithmétique, croissance linéaire), soit on multiplie toujours par la même chose (géométrique, croissance exponentielle).
À la fin de ce chapitre, je sais…
reconnaître si une suite est arithmétique ou géométrique ;
calculer un terme avec la formule du terme général ;
déterminer le sens de variation d’une suite ;
traduire une évolution en pourcentage par une suite géométrique ;
choisir le bon modèle pour une situation de santé-social concrète.
À quoi ça sert ?
Un service de soins accueille un nombre de patients qui augmente de 6 chaque jour : c’est une suite arithmétique, on ajoute toujours la même chose. À côté, le nombre de cas d’une épidémie qui progresse de 10% chaque semaine est une suite géométrique, car on multiplie par le même coefficient à chaque étape. Savoir distinguer les deux, c’est savoir prévoir un effectif, suivre une dose cumulée ou anticiper la diffusion d’une maladie.
Suite numérique
Une suite(un) est une liste ordonnée de nombres : à chaque entier n (le rang) elle associe un nombre un (le terme de rang n). On note u0 le premier terme, u1 le suivant, etc. Ici, n représente souvent un nombre d’étapes : un jour, une semaine, une prise de médicament.
Suite arithmétique
Une suite (un) est arithmétique de raison r si l’on passe d’un terme au suivant en ajoutant toujours le même nombre r :
un+1=un+r
Le nombre r peut être positif (la suite augmente) ou négatif (la suite diminue).
Terme général d'une suite arithmétique
Si (un) est arithmétique de raison r et de premier terme u0, alors pour tout entier n :
un=u0+nr
Si la suite démarre à u1, on utilise plutôt un=u1+(n−1)r.
Suite géométrique
Une suite (un) est géométrique de raison q (avec q=0) si l’on passe d’un terme au suivant en multipliant toujours par le même nombre q :
un+1=q×un
Terme général d'une suite géométrique
Si (un) est géométrique de raison q et de premier terme u0, alors pour tout entier n :
un=u0×qn
Si la suite démarre à u1, on utilise un=u1×qn−1.
Évolution en pourcentage et suite géométrique
Augmenter de t% revient à multiplier par le coefficient multiplicateur :
CM=1+100t
Diminuer de t% revient à multiplier par CM=1−100t.
Si une grandeur subit le même taux d’évolution à chaque étape, alors elle est géométrique de raison q=CM. Par exemple, une hausse répétée de 10% donne q=1,10.
Sens de variation
Suite arithmétique : le sens dépend du signe de r. Si r>0 elle est croissante, si r<0 elle est décroissante.
Suite géométrique de premier terme positif : si q>1 elle est croissante, si 0<q<1 elle est décroissante.
Reconnaître la nature d'une suite
Calculer la différenceun+1−un entre deux termes consécutifs : si elle est constante, la suite est arithmétique et cette constante est la raison r.
Sinon, calculer le quotientunun+1 : s’il est constant, la suite est géométrique et ce quotient est la raison q.
Exemple : effectif d'un service contre nombre de cas
Effectif d’un service. Un service accueille 40 patients aujourd’hui, puis 8 de plus chaque jour. La raison est r=8 et u0=40. Au bout de 5 jours :
u5=40+5×8=80 patients.
Nombre de cas. Une maladie touche 200 personnes cette semaine, et ce nombre augmente de 10% par semaine. La raison est q=1+10010=1,10 et u0=200. Au bout de 2 semaines :
u2=200×1,102=242 cas.
Exemple : une dose cumulée
Un patient reçoit une dose de 50 mg de médicament à la première prise, puis 50 mg de plus à chaque prise suivante : la dose totale reçue après n prises supplémentaires est un=50+50n (suite arithmétique de raison r=50). Après 3 prises de plus, il a reçu u3=50+50×3=200 mg au total.
À ne pas confondre
FAUX : « augmenter de 10%, c’est ajouter 10 ». VRAI : c’est multiplier par 1,10 (donc une suite géométrique, pas arithmétique).
Arithmétique : on ajoute la raison. Géométrique : on multiplie par la raison.
Attention à l’indexation : selon que la suite commence à u0 ou u1, la formule change (un=u0+nr ou un=u1+(n−1)r).
Exercices corrigés
Du plus simple au plus exigeant. Cherche d'abord seul, puis déroule le corrigé détaillé.
Quand utilise-t-on une suite arithmétique plutôt que géométrique en ST2S ?
On choisit une suite arithmétique quand une quantité augmente ou diminue d'un montant fixe à chaque étape, par exemple un service qui accueille 8 patients de plus chaque jour. On choisit une suite géométrique quand elle évolue d'un pourcentage fixe, par exemple un nombre de cas qui augmente de 12 pour cent par semaine.
Quel est le lien entre un taux d'évolution constant et une suite géométrique ?
Une évolution de t pour cent revient à multiplier par le coefficient multiplicateur 1 plus t divisé par 100. Si ce coefficient est le même à chaque étape, la grandeur est une suite géométrique dont la raison q est ce coefficient multiplicateur. Une hausse de 5 pour cent correspond ainsi à une raison q égale à 1,05.
Comment calculer un terme d'une suite géométrique en ST2S ?
Pour une suite géométrique de premier terme u indice 0 et de raison q, le terme général est u indice n égale u indice 0 multiplié par q puissance n. On obtient u indice 5 en calculant u indice 0 fois q puissance 5 à la calculatrice.